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Le Président Shimon PÉRÈS doit-il remettre
son Prix Nobel de la Paix à la Fondation Nobel ?

Le détenteur d’un Prix Nobel de la Paix est un homme ou une femme dont les actions en faveur de la paix sont connus et reconnus unanimement. Et la Fondation Nobel en tant qu’institution internationale récompense chaque année, conformément aux volontés d’Alfred Nobel, un homme ou une femme qui œuvre pour la paix dans le Monde ou une partie du Monde. Dans un Monde de plus en plus en proie à des secousses de violences périodiques, il est encore plus important que des femmes et des hommes s’engagent pour la paix afin d’enrayer le spectre de la violence qui guette nos sociétés humaines et nos États. La paix est plus que jamais l’aliment dont l’Humanité du XXIème siècle a le plus besoin, au même titre que l’eau potable ou un air sain. Étant donnée l’importance que la paix représente pour l’Humanité, en aucun cas un détenteur du prix Nobel de la Paix ne doit alors associer son nom à des actions contraires à ce message de paix dont il est dépositaire et qu’il représente jusqu’à la fin de sa vie. Car porter la paix n’est pas un mandat limité dans le temps, mais une mission qui doit animer son auteur jusqu’au dernier souffle. Et la paix exige une fidélité totale de celles et ceux qui portent son emblème, son message et son symbole.

 

Un homme a été récompensé pour ses efforts de paix entre Israël et la Palestine. Et cet homme, Shimon Pérès, est aujourd’hui Président de l’État d’Israël. La Fondation Nobel avait voulu en 1994 récompenser Shimon Pérès, ainsi que Yitzhak Rabin et Yasser Arafat pour leurs efforts en vue d’établir de façon durable la paix entre les Israéliens et les Palestiniens. Ce furent les fameux accords d’Oslo qui ont représenté un formidable espoir de paix à la fois au Proche-Orient et dans le monde entier. Seize ans après la signature de ces accords d’Oslo, la situation s’est détériorée entre Israël et la Palestine. Malheureusement, nous assistons aujourd’hui impuissants à une logique de guerre et non à une logique de paix. Depuis le 26 décembre 2008, en sa qualité de chef de l’État d’Israël, Shimon Pérès, et c’est le rôle d’un chef d’État, cautionne la guerre que mène Israël contre le Hamas à Gaza. Ainsi, son action est contraire à la philosophie de la paix pour laquelle la Fondation Nobel lui a décerné en 1994 le prix Nobel de la Paix.

 

Comment M. Shimon Pérès, vit-il cette contradiction entre son rôle de chef d’un État qui mène une guerre, synonyme de violence, de sang et de morts, et son rôle de messager de la paix pour lequel la Fondation Nobel lui a décerné un Prix Nobel de la Paix?

 

Comment la Fondation Nobel doit-elle réagir devant le cas Shimon Pérès qui décrédibilise le sens, la portée et le symbole que représente le Prix Nobel de la Paix aux yeux de l’Humanité?

La Fondation Nobel peut-elle accepter que le Prix Nobel de la Paix puisse avoir à l’image de Janus, deux visages, paix et violence, deux notions totalement contradictoires ?

 

Dans la situation dramatique que vit le Proche-Orient actuellement, et pour sortir de cette contradiction que représente le cas de Shimon Pérès, à la fois homme de guerre et messager de la paix, deux choix douloureux s’offrent au Président de l’État d’Israël :

– Ou bien, il démissionne du poste de Président de l’État d’Israël, montrant par cet acte l’attachement qu’il porte davantage à son rôle de messager de la paix – dont la mission est sans fin- plutôt qu’à un mandat politique dont la durée est limitée dans le temps.

– Ou bien, il remet son Prix Nobel de la Paix à la Fondation Nobel, au nom du respect qu’il attache à la paix, et au nom du respect et de la pérennité de la signification d’un prix Nobel de la Paix pour l’Humanité, pour les générations à venir et pour les prochains détenteurs de ce prix.

 

Dans tous les cas, Shimon Pérès ne peut pas continuer à porter les deux casquettes, homme de guerre et homme de paix; car ce serait une insulte à la Fondation Nobel, à l’Humanité et à toutes celles et ceux qui considèrent que la paix est le message le plus sacré qui existe sur cette Terre.

 

Rachid NEKKAZ (tel : 06 60 41 90 59 – Email : rachid.nekkaz@gmail.com)

Auteur d’un ouvrage à paraître sur la contribution des Juifs à la civilisation (de Moïse à Facebook) et

Co-auteur de Millenarium, quel avenir pour l’humanité? Ed. Robert Laffont (2000),
livre-entretien avec les 7 Chefs d’Etat du G7.

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Should President Shimon Peres relinquish
his Nobel Peace Prize ?

 

                                          

 

The holder of a Nobel Peace Prize is a man or woman whose actions in favor of peace are known and recognized unanimously.  The Nobel Prize Foundation, an international institution, recognizes annually, in accordance with the prerequisites of founder Alfred Nobel, a man or woman who works for peace in the world or a part of the world.  In a world more and more prey to periodic and violent crises, it is more important than ever that women and men commit to peacemaking, in order to try and eradicate the specter of violence that haunts human societies and our states.

 

Peace is –more than ever– the food that twentieth-century’s humanity craves the most, in the same way that it craves drinkable water or breathable air. Given the great importance of peace for humanity, in no way can the holder of a Nobel Peace prize associate his or her name to any action contrary to the message of peace which is invested in him/her, and should be until the end of his/her life. For, to carry Peace is not a mandate limited in time, but a mission that must animate its author until her last breath. Peace demands total fidelity and loyalty from those who wear its emblem, its message and its symbols.

 

A man was recognized and awarded for his exceptional efforts in the peace process between Israel and Palestine. Today, Mr. Shimon Peres is President of the state of Israel. In 1994, the Nobel Foundation awarded Mr. Shimon Peres, Mr. Yitzhak Rabin and Mr. Yasser Arafat for their efforts in trying to establish durable peace between Israelis and Palestinians. These were the now famous Oslo Accords — they mark, still today, a formidable sense of hope for Peace, both for the Middle East and the rest of the world. Sixteen years after the signature of the Oslo Accords, the situation has deteriorated between Israel and Palestine. Sadly, today we are witnessing a logic of War – not one of Peace.  Since December 26th 2008, in his position of President of Israel, Shimon Peres –and this is the role of a head of state – cautions the war that Israel is waging against the Hamas in Gaza. Thus, his actions are contrary to the philosophy of Peace for which the Nobel Foundation awarded him its Peace Prize in 1994.

 

How does Mr. Shimon Peres currently feel about and live with the contradiction between his role as Head of State who wages War – synonymous with violence, blood and death – and his role of Messenger of Peace for which the Nobel Foundation gave him the highly coveted, recognized and respected Nobel Peace Prize ?

 

How should the Nobel Foundation react vis-à-vis the Shimon Peres case, which withdraws credibility to the meaning, scope and symbolism that the Nobel Peace Prize represents in the eyes of humanity?

 

Can the Nobel Foundation accept that the Nobel Peace Prize have the image of Janus, two faces, Peace and Violence, two totally contradictory notions?

 

The case of Mr. Shimon Peres presents two possible courses of action in light of the tragedy that the Middle East is living today.  In order to eradicate the contradiction represented by being man of War and a Messenger of Peace at the same time, two painful choices are those of the current President of Israel:

 

 – Either he resigns from the post of President of Israel, showing with this act the attachment he feels to his historical role as a Messenger of Peace – for which the mission is endless in time – rather than to a political mandate which is limited in time,

 

– Or, he relinquishes his Nobel Peace Prize to the Nobel Foundation, in the name of the respect that he attaches to Peace, and in the name of the value and durability that the Nobel Peace Prize signifies to generations present and future, as well as present and future recipients of the Nobel Prize.

 

In any case, Shimon Peres cannot continue to wear two hats, a Man of War as well as a Messenger of Peace; this would be an insult to the Nobel Foundation, to Humanity, and to all the people in this world for whom Peace is the most sacred message that exists on Earth.

 

Rachid NEKKAZ

Author of an upcoming book, Jewish Contribution to Civilisation (from Moses to Facebook) and

Co-author of Millenarium, What Future for Humanity? Ed. Robert Laffont (2000),
an book-interview with the 7 Heads of State of the G7
tel : (33)6 60 41 90 59 – Email : rachid.nekkaz@gmail.com